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LISTE LIENS DIVERS
BOULES DE PETANQUE
La pétanque est un jeu de boules dérivé du jeu provençal. C'est le sixième sport en France par le nombre de licenciés — 367 247 joueurs recensés.
Il existe de nombreuses fédérations nationales affiliés à la fédération internationale : 567 283 licenciés répartis dans 70 pays au 31.12.2006, de l'Algérie au Vietnam. À ces chiffres, il convient de rajouter les pratiquants occasionnels, en vacances notamment, c'est-à-dire plusieurs millions d'amateurs.
C'est un sport principalement masculin (seulement 14 % des licenciés sont des femmes en France). Néanmoins, c'est l'un des rares sports où des compétitions mixtes sont organisées.
Historique
Le jeu de boules est aussi ancien que la civilisation des loisirs, passant d'Égypte en Grèce et aurait été introduit en Gaule par les romains. Les boules ont d'abord été en argile, en pierre, puis en bois et enfin en acier. Mais, après les « bouleurs » du Moyen âge, l'âge d'or des boules en tous genres fut certainement la Renaissance où la noblesse s'empare du jeu au même titre que le bilboquet et le jeu de paume (qui deviendra le tennis). Pour des raisons obscures, il semblerait que le jeu de boules ait été interdit au peuple de 1629 à la Révolution. En 1850, la première société officielle, « le Clos Jouve », fut fondée dans la région de Lyon puis, en 1906, la Fédération lyonnaise et régionale ouvre la voie en 1933 à la Fédération nationale des boules qui deviendra Fédération française de boules en 1942. Bien que regroupant nombre de jeux de boules (« boule des berges », « boule en bois », « jeu provençal »), la FFB fut dominée par le jeu de boule lyonnaise (128 000 joueurs en 1945), jusqu'au début du XXe siècle. Au XIXe siècle, alors que chaque région, ou presque, introduit une variante d'usage, les Méridionaux se passionnent pour la longue ou jeu provençal avec des règles simplifiées, le libre choix du terrain, mais où les tireurs font trois pas de course pour prendre leur élan. C'est ce jeu élégant et acrobatique que Marcel Pagnol décrit dans ses souvenirs d'enfance (Le temps des amours) et qui fut intégré dans le film Le château de ma mère.
En 1904, un alsacien du nom de Félix Rofritsch entreprit la fabrication des premières "boules cloutées" (en bois recouvert d'une carapace de métal, formée de clous) dans son atelier de la rue des Fabres, à Marseille, sous le label de "La Boule Bleue". Le jeu provençal donnera naissance en 1907 à la pétanque, lors de la partie historique à La Ciotat où un champion de jeu provençal, Jules Hugues dit « le Noir », ne pouvant plus jouer à son jeu préféré à cause de ses rhumatismes, s'est mis un jour, à tracer un rond, envoyer le but à 5-6 m, et, les « pieds tanqués », à jouer ses boules pour se rapprocher du cochonnet. Ceci se passait sur le terrain de boules d'un café "La boule étoilée" [terrain baptisé ainsi en clin d'œil aux boules cloutées de l'époque] dont les propriétaires s'appelaient Ernest et Joseph Pitiot. Les deux frères comprirent vite l'intérêt de ce sport, notamment Ernest qui s'appliqua à en finaliser les règles. La pétanque était née ! Il faudra néanmoins attendre le premier concours officiel à La Ciotat en 1910 pour que le mot soit officialisé. Le terme vient des mots de l'occitan provençal pè "pied" et tanca "pieu", donnant en français régional l'expression "jouer à pétanque" ou encore "pieds tanqués", c'est-à-dire avec les pieds joints et ancrés sur le sol, par opposition au jeu provençal où le joueur peut prendre de l'élan. Les innovations sont les suivantes : On joue sur un terrain plus court, le joueur lance sa boule sans élan, les pieds joints, à partir d'un cercle tracé au sol. Ainsi, une idée généreuse et humanitaire (on songe aux paralympiques !), allait faire le tour du monde, même si son succès est probablement lié à la simplicité des règles.
La première boule en acier aurait été fabriquée en 1927 à Saint-Bonnet-le-Château, qui abrite à présent le Musée international pétanque et boules. La même année, les règles de la pétanque furent codifiées, mais ce n'est qu'en 1930 que les traditionnelles boules en bois cloutées furent remplacées par celles en acier. C'est à Jean Blanc que l'on doit cette évolution, et la marque J.B. existe toujours. En 1955, apparaissent également les premières boules Obut, bien connues. La Fédération française de pétanque et de jeu provençal (FFPJP) voit le jour le 31 juillet 1945 quand, forte de ses 10 000 membres, elle peut enfin quitter la section provençale de la FFB.
Quant à la Fédération internationale, elle fut fondée le 8 mars 1958 à Marseille, même si c'est en Belgique, à Spa, que ses premières bases furent jetées, un an plus tôt.
Championnats du monde
Les Championnats du monde de pétanque ont été disputés:
-42 fois en Seniors,
-11 fois en catégorie Jeunes
-10 fois en catégorie Féminines depuis le début à Spa (Belgique) en 1959.
Tous les championnats se déroulent en triplettes. La France a gagné 35 fois avec 68 médailles (toutes catégories confondues).
Les Championnats du monde de tir de précision se disputent depuis 2000.
Les boules de loisir
Destinées aux joueurs occasionnels, elles ont en général un poids et un diamètre uniques, pour convenir aux mains et aux forces de tous âges et sexes. Le poids varie entre 600 et 800 grammes, et la fabrication est régie par la NORME NF S 52-200. Ces boules sont interdites en compétition.
Les boules de compétition
Les boules doivent être agrées par la FIPJP. et répondre aux caractéristiques suivantes :
-Être en métal
-Avoir un diamètre compris entre 7,05 cm et 8 cm
-Avoir un poids compris entre 650 g et 800 g
La marque du fabriquant et les chiffres correspondant au poids doivent être gravés sur les boules et lisibles Elles ne doivent pas être truquées (lestées = « farcies » dans le langage spécifique des joueurs) Le nom et/ou prénom ou surnom du joueur ou ses initiales peuvent y être gravées.
Choix de la boule:
Le diamètre « canonique » de la boule est fonction de la taille de la main (pour permettre une bonne préhension de la boule). Maintenant, ce diamètre a aussi des impacts sur le comportement de la boule, et certains joueurs peuvent choisir un diamètre inférieur ou supérieur :
-un pointeur choisira plutôt un petit diamètre, qui avantage le point (masse volumique supérieure, qui rend la boule moins sensible aux aspérités du terrain lors de sa course au sol, et qui raccourcit cette dernière)
-un tireur choisira plutôt un gros diamètre, qui avantage le tir (section plus grosse, qui donne plus de chances de toucher la boule cible) un milieu choisira plutôt le diamètre correspondant à sa main, qui offre le meilleur compromis.
Le choix du poids est très lié au rôle du joueur :
-un pointeur choisira une boule « lourde » : au moins 710 g en général (même raison que pour le choix du diamètre)
-un tireur choisira une boule « légère » : au plus 690 g en général (cela permet de fournir un effort moindre)
-un milieu choisira une boule de poids médian : entre 690 et 710 g en général, ce qui offre un bon compromis.
La dureté de la boule influe sur son comportement, tant au point qu'au tir : plus une boule est tendre, plus elle absorbe les chocs (en se déformant), ce qui offre un avantage au joueur :
-au point car ces boules se comportent mieux au moment de l'impact avec le sol
-au tir où les carreaux sont plus nombreux (et les reculs moins nombreux)
On distingue classiquement trois niveaux de dureté :
-boule dure
-boule demi-tendre
-boule tendre
Si les boules dures peuvent se conserver pendant de longues années, il n'en va pas de même pour les demi-tendres et les tendres, qui s'abiment à chaque choc :
les boules tendres ne tiennent en général qu'une saison pour une utilisation régulière. D'autres niveaux sont proposés par certaines marques : boule très tendre boule + : qui offre le comportement d'une boule très tendre mais avec un niveau d'usure équivalent à une demi-tendre La striation est une affaire de goût : une boule striée accroche plus dans la main.
Le prix est également un critère de choix : si les boules de loisir sont peu onéreuses, le prix de boules de compétition peut atteindre 250 euros. Un budget entre 50 et 150 euros (suivant la dureté souhaitée) permet d'acquérir de très bonnes boules de compétition, les prix supérieurs sont dûs à l'emploi d'aciers inoxydables spéciaux.
Enfin, il faudra choisir la marque en fonction des types de boules proposés, et le cas échéant, de l'affinité personnelle.
Stratégie
Une équipe de pétanque comprend : en triplette, un pointeur, un milieu et un tireur en doublette, un pointeur et un tireur Ces rôles ne sont pas intangibles: en cours de partie, l'équipe peut décider de modifier la « formation », en cas de méforme d'un des joueurs. En général, lorsqu'une boule doit être pointée, c'est le pointeur qui joue, s'il n'a plus de boules, c'est le milieu, et si ce dernier n'a plus de boules, c'est le tireur. Lorsqu'une boule doit être tirée, c'est le même chose dans l'ordre inverse. Dans certains cas (assez rares), cet ordre n'est pas respecté pour des raisons tactiques. Au point, une boule placée devant le cochonnet a plus de valeur qu'une boule placée derrière à la même distance, car : elle gêne l'adversaire, qui peut accidentellement la pousser et donc améliorer sa position, elle peut être poussée par la suite par un coéquipier pour améliorer sa position, une boule placée derrière peut permettre à l'équipe adverse de réaliser un devant de boule. On considère donc qu'une boule placée devant le but, entre 0 et 50 cm (indicatif, dépend du terrain) de distance, est bien jouée. Notons que dans certains cas, le pointeur ne cherchera pas à s'approcher le plus près possible du but, il peut : essayer de placer sa boule en position de contre (i.e. près d'une boule adverse, ce qui met cette dernière en danger si la première boule est tirée), essayer de placer sa boule à quelque distance du but (50 cm disons) en avant de celui-ci : cette tactique peut être appliquée dans le cas où l'équipe adverse fait beaucoup de carreaux, ainsi que sa propre équipe (donc à haut niveau).
En revanche, si l'équipe adverse tire bien mais sans faire de carreaux, on préfèrera très bien pointer pour fatiguer le tireur, ou du moins, faire passer ses boules) : les carreaux ne sont alors plus une valeur ajoutée, et si l'équipe adverse décide de pointer, l'équipe du premier pointeur prend le tir et peut marquer. À chaque étape du jeu, après lancement de la première boule, l'équipe qui n'a pas le point doit décider s'il vaut mieux pointer ou tirer. Parmi les facteurs à considérer : proximité de la boule adverse au but, difficulté du terrain (il est plus facile de reprendre un point à 30 cm sur un terrain bien aménagé que sur un terrain caillouteux), positions de contre, ou difficulté du tir envisagé (tir « à la sautée », boules collées, etc.), nombre de boules restant en main dans chaque équipe, et nombre de boules qui « comptent » (qui sont bien placées) dans le jeu. Un mauvais jugement de ce facteur peut conduire une équipe à se découvrir (voir « Vocabulaire spécifique »). Le lancer du but est un élément qui ne doit pas être négligé. Deux degrés de liberté sont à exploiter au mieux : la distance : elle est souvent choisie en fonction des qualités des 2 tireurs : on pourra le jeter : à une distance où le tireur adverse est moins à l'aise, alternativement à 6 et 10 m de façon à « dérégler » le tireur adverse dans le cas où il est bon à toutes distances, à une distance qui ne pénalise pas le tireur de son équipe ; la direction (et la distance) : elle est souvent choisie en fonction des qualités des 2 pointeurs : certains endroits peuvent être plus difficiles à atteindre selon qu'on est gaucher ou droitier, on essaiera de privilégier son pointeur en faisant en sorte qu'il dispose d'une bonne donne pour son coup le mieux maitrisé (demi-donne, donne, etc.), on conservera une distance où on s'aperçoit que son équipe pointe mieux que l'équipe adverse, dans le cas où l'on n'est pas limité par un cadre, on pourra « changer de terrain », c'est-à-dire envoyer le cochonnet à un endroit différent de celui où on est habitué à jouer depuis le début de la partie.
Souvent lorsqu'une équipe est malmenée, elle cherche à marquer pour prendre le but et « changer de terrain », pour essayer de reprendre la partie en main. Quelquefois, plusieurs mènes sont nécessaires pour arriver au terrain convoité (rappelons que le cercle doit être tracé autour du point où se trouvait le but à la mène précédente). Ce ne sont bien sûr que les idées générales. Au haut niveau, les mènes se jouent très souvent à 10 m, distance à laquelle une différence peut éventuellement se faire au tir.
Idées reçues
Pour beaucoup de gens, la pétanque est un jeu, elle est pratiquée en vacances, en tongs, prisée par les retraités, et accompagnée d'un verre de pastis. Mais c'est un vrai sport, qui demande beaucoup d'entraînement pour parvenir au haut niveau. Simplement, c'est un sport populaire, convivial, sans contre-indications pour la santé, pouvant être pratiqué à tous âges et avec un matériel peu onéreux.
La pétanque à l'école
Même si pratiquer la pétanque dans le cadre de l'éducation physique et sportive peut prêter à sourire, ce sport permet de travailler des compétences spécifiques : la concentration la précision du lancer la coordination la stratégie l'humour, la camaraderie et la sociabilité Parfois, cette activité est l'unique occasion pour certains enfants de se distinguer dans le domaine sportif, notamment pour les joueurs peu athlétiques. C'est aussi un domaine où garçons et filles sont sur un pied d'égalité.
Il existe de nombreuses fédérations nationales affiliés à la fédération internationale : 567 283 licenciés répartis dans 70 pays au 31.12.2006, de l'Algérie au Vietnam. À ces chiffres, il convient de rajouter les pratiquants occasionnels, en vacances notamment, c'est-à-dire plusieurs millions d'amateurs.
C'est un sport principalement masculin (seulement 14 % des licenciés sont des femmes en France). Néanmoins, c'est l'un des rares sports où des compétitions mixtes sont organisées.
Historique
Le jeu de boules est aussi ancien que la civilisation des loisirs, passant d'Égypte en Grèce et aurait été introduit en Gaule par les romains. Les boules ont d'abord été en argile, en pierre, puis en bois et enfin en acier. Mais, après les « bouleurs » du Moyen âge, l'âge d'or des boules en tous genres fut certainement la Renaissance où la noblesse s'empare du jeu au même titre que le bilboquet et le jeu de paume (qui deviendra le tennis). Pour des raisons obscures, il semblerait que le jeu de boules ait été interdit au peuple de 1629 à la Révolution. En 1850, la première société officielle, « le Clos Jouve », fut fondée dans la région de Lyon puis, en 1906, la Fédération lyonnaise et régionale ouvre la voie en 1933 à la Fédération nationale des boules qui deviendra Fédération française de boules en 1942. Bien que regroupant nombre de jeux de boules (« boule des berges », « boule en bois », « jeu provençal »), la FFB fut dominée par le jeu de boule lyonnaise (128 000 joueurs en 1945), jusqu'au début du XXe siècle. Au XIXe siècle, alors que chaque région, ou presque, introduit une variante d'usage, les Méridionaux se passionnent pour la longue ou jeu provençal avec des règles simplifiées, le libre choix du terrain, mais où les tireurs font trois pas de course pour prendre leur élan. C'est ce jeu élégant et acrobatique que Marcel Pagnol décrit dans ses souvenirs d'enfance (Le temps des amours) et qui fut intégré dans le film Le château de ma mère.
En 1904, un alsacien du nom de Félix Rofritsch entreprit la fabrication des premières "boules cloutées" (en bois recouvert d'une carapace de métal, formée de clous) dans son atelier de la rue des Fabres, à Marseille, sous le label de "La Boule Bleue". Le jeu provençal donnera naissance en 1907 à la pétanque, lors de la partie historique à La Ciotat où un champion de jeu provençal, Jules Hugues dit « le Noir », ne pouvant plus jouer à son jeu préféré à cause de ses rhumatismes, s'est mis un jour, à tracer un rond, envoyer le but à 5-6 m, et, les « pieds tanqués », à jouer ses boules pour se rapprocher du cochonnet. Ceci se passait sur le terrain de boules d'un café "La boule étoilée" [terrain baptisé ainsi en clin d'œil aux boules cloutées de l'époque] dont les propriétaires s'appelaient Ernest et Joseph Pitiot. Les deux frères comprirent vite l'intérêt de ce sport, notamment Ernest qui s'appliqua à en finaliser les règles. La pétanque était née ! Il faudra néanmoins attendre le premier concours officiel à La Ciotat en 1910 pour que le mot soit officialisé. Le terme vient des mots de l'occitan provençal pè "pied" et tanca "pieu", donnant en français régional l'expression "jouer à pétanque" ou encore "pieds tanqués", c'est-à-dire avec les pieds joints et ancrés sur le sol, par opposition au jeu provençal où le joueur peut prendre de l'élan. Les innovations sont les suivantes : On joue sur un terrain plus court, le joueur lance sa boule sans élan, les pieds joints, à partir d'un cercle tracé au sol. Ainsi, une idée généreuse et humanitaire (on songe aux paralympiques !), allait faire le tour du monde, même si son succès est probablement lié à la simplicité des règles.
La première boule en acier aurait été fabriquée en 1927 à Saint-Bonnet-le-Château, qui abrite à présent le Musée international pétanque et boules. La même année, les règles de la pétanque furent codifiées, mais ce n'est qu'en 1930 que les traditionnelles boules en bois cloutées furent remplacées par celles en acier. C'est à Jean Blanc que l'on doit cette évolution, et la marque J.B. existe toujours. En 1955, apparaissent également les premières boules Obut, bien connues. La Fédération française de pétanque et de jeu provençal (FFPJP) voit le jour le 31 juillet 1945 quand, forte de ses 10 000 membres, elle peut enfin quitter la section provençale de la FFB.
Quant à la Fédération internationale, elle fut fondée le 8 mars 1958 à Marseille, même si c'est en Belgique, à Spa, que ses premières bases furent jetées, un an plus tôt.
Championnats du monde
Les Championnats du monde de pétanque ont été disputés:
-42 fois en Seniors,
-11 fois en catégorie Jeunes
-10 fois en catégorie Féminines depuis le début à Spa (Belgique) en 1959.
Tous les championnats se déroulent en triplettes. La France a gagné 35 fois avec 68 médailles (toutes catégories confondues).
Les Championnats du monde de tir de précision se disputent depuis 2000.
Les boules de loisir
Destinées aux joueurs occasionnels, elles ont en général un poids et un diamètre uniques, pour convenir aux mains et aux forces de tous âges et sexes. Le poids varie entre 600 et 800 grammes, et la fabrication est régie par la NORME NF S 52-200. Ces boules sont interdites en compétition.
Les boules de compétition
Les boules doivent être agrées par la FIPJP. et répondre aux caractéristiques suivantes :
-Être en métal
-Avoir un diamètre compris entre 7,05 cm et 8 cm
-Avoir un poids compris entre 650 g et 800 g
La marque du fabriquant et les chiffres correspondant au poids doivent être gravés sur les boules et lisibles Elles ne doivent pas être truquées (lestées = « farcies » dans le langage spécifique des joueurs) Le nom et/ou prénom ou surnom du joueur ou ses initiales peuvent y être gravées.
Choix de la boule:
Le diamètre « canonique » de la boule est fonction de la taille de la main (pour permettre une bonne préhension de la boule). Maintenant, ce diamètre a aussi des impacts sur le comportement de la boule, et certains joueurs peuvent choisir un diamètre inférieur ou supérieur :
-un pointeur choisira plutôt un petit diamètre, qui avantage le point (masse volumique supérieure, qui rend la boule moins sensible aux aspérités du terrain lors de sa course au sol, et qui raccourcit cette dernière)
-un tireur choisira plutôt un gros diamètre, qui avantage le tir (section plus grosse, qui donne plus de chances de toucher la boule cible) un milieu choisira plutôt le diamètre correspondant à sa main, qui offre le meilleur compromis.
Le choix du poids est très lié au rôle du joueur :
-un pointeur choisira une boule « lourde » : au moins 710 g en général (même raison que pour le choix du diamètre)
-un tireur choisira une boule « légère » : au plus 690 g en général (cela permet de fournir un effort moindre)
-un milieu choisira une boule de poids médian : entre 690 et 710 g en général, ce qui offre un bon compromis.
La dureté de la boule influe sur son comportement, tant au point qu'au tir : plus une boule est tendre, plus elle absorbe les chocs (en se déformant), ce qui offre un avantage au joueur :
-au point car ces boules se comportent mieux au moment de l'impact avec le sol
-au tir où les carreaux sont plus nombreux (et les reculs moins nombreux)
On distingue classiquement trois niveaux de dureté :
-boule dure
-boule demi-tendre
-boule tendre
Si les boules dures peuvent se conserver pendant de longues années, il n'en va pas de même pour les demi-tendres et les tendres, qui s'abiment à chaque choc :
les boules tendres ne tiennent en général qu'une saison pour une utilisation régulière. D'autres niveaux sont proposés par certaines marques : boule très tendre boule + : qui offre le comportement d'une boule très tendre mais avec un niveau d'usure équivalent à une demi-tendre La striation est une affaire de goût : une boule striée accroche plus dans la main.
Le prix est également un critère de choix : si les boules de loisir sont peu onéreuses, le prix de boules de compétition peut atteindre 250 euros. Un budget entre 50 et 150 euros (suivant la dureté souhaitée) permet d'acquérir de très bonnes boules de compétition, les prix supérieurs sont dûs à l'emploi d'aciers inoxydables spéciaux.
Enfin, il faudra choisir la marque en fonction des types de boules proposés, et le cas échéant, de l'affinité personnelle.
Stratégie
Une équipe de pétanque comprend : en triplette, un pointeur, un milieu et un tireur en doublette, un pointeur et un tireur Ces rôles ne sont pas intangibles: en cours de partie, l'équipe peut décider de modifier la « formation », en cas de méforme d'un des joueurs. En général, lorsqu'une boule doit être pointée, c'est le pointeur qui joue, s'il n'a plus de boules, c'est le milieu, et si ce dernier n'a plus de boules, c'est le tireur. Lorsqu'une boule doit être tirée, c'est le même chose dans l'ordre inverse. Dans certains cas (assez rares), cet ordre n'est pas respecté pour des raisons tactiques. Au point, une boule placée devant le cochonnet a plus de valeur qu'une boule placée derrière à la même distance, car : elle gêne l'adversaire, qui peut accidentellement la pousser et donc améliorer sa position, elle peut être poussée par la suite par un coéquipier pour améliorer sa position, une boule placée derrière peut permettre à l'équipe adverse de réaliser un devant de boule. On considère donc qu'une boule placée devant le but, entre 0 et 50 cm (indicatif, dépend du terrain) de distance, est bien jouée. Notons que dans certains cas, le pointeur ne cherchera pas à s'approcher le plus près possible du but, il peut : essayer de placer sa boule en position de contre (i.e. près d'une boule adverse, ce qui met cette dernière en danger si la première boule est tirée), essayer de placer sa boule à quelque distance du but (50 cm disons) en avant de celui-ci : cette tactique peut être appliquée dans le cas où l'équipe adverse fait beaucoup de carreaux, ainsi que sa propre équipe (donc à haut niveau).
En revanche, si l'équipe adverse tire bien mais sans faire de carreaux, on préfèrera très bien pointer pour fatiguer le tireur, ou du moins, faire passer ses boules) : les carreaux ne sont alors plus une valeur ajoutée, et si l'équipe adverse décide de pointer, l'équipe du premier pointeur prend le tir et peut marquer. À chaque étape du jeu, après lancement de la première boule, l'équipe qui n'a pas le point doit décider s'il vaut mieux pointer ou tirer. Parmi les facteurs à considérer : proximité de la boule adverse au but, difficulté du terrain (il est plus facile de reprendre un point à 30 cm sur un terrain bien aménagé que sur un terrain caillouteux), positions de contre, ou difficulté du tir envisagé (tir « à la sautée », boules collées, etc.), nombre de boules restant en main dans chaque équipe, et nombre de boules qui « comptent » (qui sont bien placées) dans le jeu. Un mauvais jugement de ce facteur peut conduire une équipe à se découvrir (voir « Vocabulaire spécifique »). Le lancer du but est un élément qui ne doit pas être négligé. Deux degrés de liberté sont à exploiter au mieux : la distance : elle est souvent choisie en fonction des qualités des 2 tireurs : on pourra le jeter : à une distance où le tireur adverse est moins à l'aise, alternativement à 6 et 10 m de façon à « dérégler » le tireur adverse dans le cas où il est bon à toutes distances, à une distance qui ne pénalise pas le tireur de son équipe ; la direction (et la distance) : elle est souvent choisie en fonction des qualités des 2 pointeurs : certains endroits peuvent être plus difficiles à atteindre selon qu'on est gaucher ou droitier, on essaiera de privilégier son pointeur en faisant en sorte qu'il dispose d'une bonne donne pour son coup le mieux maitrisé (demi-donne, donne, etc.), on conservera une distance où on s'aperçoit que son équipe pointe mieux que l'équipe adverse, dans le cas où l'on n'est pas limité par un cadre, on pourra « changer de terrain », c'est-à-dire envoyer le cochonnet à un endroit différent de celui où on est habitué à jouer depuis le début de la partie.
Souvent lorsqu'une équipe est malmenée, elle cherche à marquer pour prendre le but et « changer de terrain », pour essayer de reprendre la partie en main. Quelquefois, plusieurs mènes sont nécessaires pour arriver au terrain convoité (rappelons que le cercle doit être tracé autour du point où se trouvait le but à la mène précédente). Ce ne sont bien sûr que les idées générales. Au haut niveau, les mènes se jouent très souvent à 10 m, distance à laquelle une différence peut éventuellement se faire au tir.
Idées reçues
Pour beaucoup de gens, la pétanque est un jeu, elle est pratiquée en vacances, en tongs, prisée par les retraités, et accompagnée d'un verre de pastis. Mais c'est un vrai sport, qui demande beaucoup d'entraînement pour parvenir au haut niveau. Simplement, c'est un sport populaire, convivial, sans contre-indications pour la santé, pouvant être pratiqué à tous âges et avec un matériel peu onéreux.
La pétanque à l'école
Même si pratiquer la pétanque dans le cadre de l'éducation physique et sportive peut prêter à sourire, ce sport permet de travailler des compétences spécifiques : la concentration la précision du lancer la coordination la stratégie l'humour, la camaraderie et la sociabilité Parfois, cette activité est l'unique occasion pour certains enfants de se distinguer dans le domaine sportif, notamment pour les joueurs peu athlétiques. C'est aussi un domaine où garçons et filles sont sur un pied d'égalité.
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