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“Le jeu de boules est une activité dans laquelle on s’engage tout entier. Le temps n’y existe plus et plus rien n’a d’importance que le mouvement fascinant de ces sphères inspirées.” De Yvan Audouard / Les Nouveaux Contes de ma Provence
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Dimanche 6 Septembre 2020

Robert Matraglia, l’indomptable !


Un tempérament de feu comme deux boules qui s’entrechoquent, avec lui l’étincelle de génie ou de fronde n’est jamais loin. L’alliance de sa détermination et le talent qu’il produit, lui auront offert les plus belles sensations et récompenses.


Vainqueur du Provençal 1995 avec André Massoni et Émile Lovino
Vainqueur du Provençal 1995 avec André Massoni et Émile Lovino
Il a connu les plus belles années du jeu provençal, mais aussi vu l’inexorable perte de vitesse de cette spécialité et ses spécificités, avant que celle-ci ne retrouve un second souffle depuis peu. Toujours au top niveau durant quatre décennies, ce qui lui vaut une distinction de taille avec son surnom de « Bert », une appellation qui résonne dans le Var bien sûr, mais aussi à tous les départements de la région Paca. C’est bien simple, autour des jeux de boules il n’y a qu’à entendre prononcer ce surnom pour savoir de qui il s’agit sans équivoque. Vous savez, comme lorsque l’on entend prononcé Phonse, Lilou, Milou ou Dédé !
 
Pour ce qui est de son parcours, il ne faut pas chercher bien loin pour savoir comment l’envie des boules lui est venu et en tout particulier celle pour le jeu provençal. Son oncle Dédé Matraglia, artiste en la matière lui a transmis le virus, un de ceux dont on ne guérit pas.
Nous sommes à l’époque des galéjades et bons mots que l’on pouvait entendre à foison sur un jeu de boules. Il y suit assidument dès que possible son idole, dont il dit aujourd’hui de lui, qu’il reste à ses yeux le meilleur de tous ceux qu’il ait connu. Dédé dit « La panthère », ça c'était quelque chose !
C’est sur ce jeu aux trois pas élancés qu’il jètera son dévolu, pour y apprendre à apprivoiser cette longue distance et ses acteurs. 
Il ferraillera dès lors avec ses potes et se forgera une réputation de gagneur. Le jeune Robert n’aime pas perdre  et deviendra un compétiteur redoutable.

Autour de Robert, Alain Cortès, Ange Pacini, et André Massoni pour leur deuxième victoire aux Masters de Pertuis
Autour de Robert, Alain Cortès, Ange Pacini, et André Massoni pour leur deuxième victoire aux Masters de Pertuis
Il gravira les échelons un à un avec succès, sa patte gauche fait des ravages autant au tir qu’à l’appoint et se retrouve à l’âge mûr de la trentaine confronté à ses pairs. Les belles années du mythique bar "Le Comptoir Foch" où il gagne sous les couleurs de La Boule Joyeuse de Toulon en faisant des parties solides, avec entre-autres pour ne citer qu’eux, Paul André et Marcel Rossi mais aussi Loulou Franceschini, Marc Quazzolo, René Victor, José Garcia, Patrick Chevaleyre, Patrice Michelucci, Philippe Musi, Jean Louis Novella, Fernand Rodriguez ou du côté de Hyères les palmiers et le JBH chez son ami Ritou Fargette où il fera la partie qui rafle tout sur son passage avec Thierry Giai dit «Titi » et Thierry Terreno. De toutes ces expériences glorieuses, il s'y impose naturellement comme leader et capitaine d'une partie.

Chemin faisant les belles rencontres et amitiés se sont nouées avec Émile Lovino, André Massoni, Alain Cortès et quelques autres dont la pointure Jo Cavalière. C’est avec eux qu’il va jouer et faire montre de tout son talent. Généralement préposé au rôle de pointeur et celui de milieu où il excelle, Robert sera capable de prendre le tir dans des parties qui s’annonçaient mal engagées, sans jamais faillir... Il remportera avec ses amis phocéens Alain « L’enchois » et Dédé « Le blond », deux masters de la grande époque à Pertuis où l’instigateur de la fête en la personne de Ange Pacini, avait pour but de réunir les plus gros calibres de la spécialité. Une époque, vraiment... formidable !
 
Joueur à fort caractère, quelques heurts auront émaillés son parcours. « Bert » n’a jamais cherché à faire l’unanimité. Il aura appris ce que d’autres ne voient pas, n'entendent pas ou en font le déni. Ses adversaires qui auront subi ses foudres, n’auront eu que le défaut de se mettre à la faute par leurs paroles ou attitudes sur un jeu de boules ou en dehors. Un homme entier qui ne renie pas ses prises de positions. A ce propos, pour l’amour de son jeu favori, il fût et reste un des plus fervent à en défendre corps et âmes les valeurs et les fondamentaux.

Vainqueur à Saint André avec Thierry Terreno et André Massoni
Vainqueur à Saint André avec Thierry Terreno et André Massoni
Coté palmarès tenez vous bien, il affiche pas moins de six titres départementaux Varois au jeu provençal, dont deux successifs avec François Pisani et Guy Victor. Champion de ligue Paca 1996 avec Dédé Massoni et Jean Bianconi. Dans les grands nationaux et régionaux, il a gagné deux fois Draguignan avec Massoni et Pironti, deux fois Sisteron avec Massoni et Lovino, Paris avec Massoni et Henri Salvador, Avignon avec Schiffano et Pépito Ligéro, Bernis avec Musi et Schiffano, Saint André avec Terreno et Massoni. Allez on continu… Digne avec Novella et Musi, Saint Gilles avec Musi et René Victor, Fréjus avec Philippe Musi (encore lui) et Jeannot Simon, Vidauban avec Laurent son champion de fils, avec qui il gagnera également le 10e National de Sisteron associés à Michel Torrès en 2000 et dans bien d’autres grands événements… mais surtout, il l’emportera au prestigieux Midi Libre en 1991 équipé à Jean Louis Novella et Régis Colonna, mais aura aussi connu le sacre suprême en 1995 au Parc Borély pour enlever Le Provençal associé aux deux cracks marseillais, Dédé Massoni et Milou Lovino.

Il sera finaliste en 1989 du Grand Prix République équipé à Paul André et Marcel Rossi face à René Victor, Jean Pierre Ferret et Gérard Sigal. Il laissera en route quelques trophées comme à Gap, Pertuis, aux Arcs ou encore au Luc et autres endroits mythiques.
Un goût amer de l’échec aussi avec deux finales de championnats de France qui lui échapperont équipé pour l’une en 1993 en région parisienne (Draveil,) à Thierry Terreno et Thierry Giai, un dénouement qui tournera en faveur de Robert Houdelette, Max Caïoli et Jean Pierre Escallier. La deuxième, alors que grand favori de cette finale en 1996 à Narbonne, son rêve en tricolore s’effondrera comme un château de carte. Auréolé d’un titre de ligue Paca en compagnie de Massoni et Bianconi, ils tomberont face au trio des Alpes Maritimes du Capitou, Blaise Butelli et les cousins Lorenzelli Gérard et Roland.
 
Robert Matraglia, a indéniablement marqué l’histoire du jeu provençal. Il ne fera pas l’esbroufe de son palmarès élogieux comme tout grand champion de sa trempe. Aujourd’hui, il prend le plus grand plaisir à faire des sorties avec ses amis et notamment ses jeunes protégés dont Manu Personnetaz et Anthony Savelli où il donne toujours du fil à retordre aux plus retors comme aux plus talentueux. Mais surtout et avant tout, il savoure une retraite tranquille à compter les exploits de son fils Laurent et ceux à venir de ses petits enfants Lenzo et Lonny, qui quant à eux ne manqueront pas de faire son éloge.

 









LONGUISTES.NET Bruno Abguillerm










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